l'indispensable




Le téléphone


Où vas-tu chaque fois que tu veux être en paix?
Sur les bords d'un étang ou dans une forêt ?
L'endroit importe peu dès que tu l'abandonnes
Cet objet dérangeant qu'on appelle téléphone

Le matin, le midi et quelquefois la nuit
Au travail, dans la rue, sa sonnerie retentit
Allo! bonjour, c'est moi; où es-tu? Que fais-tu?
Allo! tu m'entends? je te rappelle - ça n'passe plus

Au milieu d'une allée d'un grand supermarché
Quelques femmes arrêtées au rayon du boucher
Sursautent en entendant quelques notes de Bach
Vite, vite, elles se dépêchent et fouillent dans leur sac

Parents inquiets, amoureux fous, maris jaloux
De Pékin à Paris, de New-York à Moscou
Arrêtez! Arrêtez de nous téléphoner
ALLO ! Vous nous privez de notre liberté

Commentaire (1)

1. Mony Le 05/08/2009 à 11:43

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Me voici encore, Je peux te tutoyer ?
Ton site est si vaste qu'il me faudra venir plusieurs fois...
Comme je suis d'accord avec ce poème. Je déteste le téléphone. Lorsque la sonnerie retentit, mon cœur se crispe.
Amicalement
Mony
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